Forfait journalier hospitalier : montant 2026 et prise en charge
- Par Jaafar Wahid
- août 20, 2026
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Depuis le 1er mars 2026, le forfait journalier hospitalier s’élève à 23 € par jour en hôpital ou en clinique, et à 17 € par jour en service de psychiatrie. C’est la somme que vous payez pour être logé et nourri pendant votre séjour, et l’Assurance maladie ne la rembourse jamais.
Sur une hospitalisation d’une semaine, cela représente 161 € qui ne dépendent ni de votre taux de remboursement, ni de la gravité de votre état. Une prise en charge à 100 % au titre d’une affection de longue durée ne vous en dispense pas davantage : contrairement à ce qu’on lit souvent, l’ALD ne couvre pas le forfait journalier. Seule une complémentaire santé le prend en charge, et la réglementation impose à la plupart des contrats de le faire sans limitation de durée.
Les montants ont été relevés au 1er mars 2026 par l’arrêté du 27 février 2026, publié au Journal officiel du 28 février. Ils n’avaient pas bougé depuis 2018.
| Type de séjour | Depuis le 1er mars 2026 | Montant précédent |
|---|---|---|
| Hôpital ou clinique (médecine, chirurgie, obstétrique) | 23 € par jour | 20 € par jour |
| Service de psychiatrie d’un établissement de santé | 17 € par jour | 15 € par jour |
Ce montant est forfaitaire au sens strict : il ne varie ni selon l’établissement, ni selon la gravité de votre état, ni selon la durée du séjour. Vous payez 23 € le premier jour, et 23 € le trentième. Aucun plafond annuel ne vient limiter la note.
Aucune. « Forfait hospitalier » et « forfait journalier hospitalier » désignent exactement la même chose : la participation forfaitaire aux frais d’hébergement et d’entretien prévue à l’article L. 174-4 du code de la sécurité sociale. Le premier terme est la version raccourcie du second, et les deux circulent aussi bien dans le langage courant que dans les textes officiels.
La vraie confusion est ailleurs. Elle porte sur trois lignes distinctes de votre facture d’hospitalisation, qui n’obéissent pas du tout aux mêmes règles.
Retenir cette distinction évite une déconvenue classique : être remboursé à 100 % de ses frais de séjour et recevoir malgré tout une facture à payer.
Le forfait journalier ne finance aucun soin. Il correspond à la part hôtelière de votre séjour : le lit, les repas, l’entretien des locaux, le blanchissage. C’est la contrepartie du fait que, pendant votre hospitalisation, vous ne supportez pas les dépenses que vous auriez eues chez vous.
Cette logique explique deux choses. D’abord qu’il soit dû même lorsque les soins sont intégralement pris en charge, puisqu’il ne porte pas sur les soins. Ensuite qu’il soit identique pour tous, puisqu’un lit et trois repas coûtent le même prix à l’établissement, que vous soyez opéré du genou ou en observation.
Il s’applique à toute hospitalisation de plus de vingt-quatre heures, dans un établissement de santé public ou privé, et il est dû pour chaque journée passée dans l’établissement, jour de sortie compris. Cette dernière règle surprend souvent : un séjour du lundi au jeudi se facture quatre forfaits, pas trois.
À l’inverse, une intervention en ambulatoire, dont vous ressortez le jour même, n’entraîne aucun forfait journalier. C’est l’une des raisons pour lesquelles la chirurgie ambulatoire, lorsqu’elle est médicalement possible, allège sensiblement le reste à charge.
La dispense n’est pas une faveur accordée au cas par cas : elle découle de situations précises listées par la réglementation. Vous ne payez pas le forfait journalier si vous relevez de l’un de ces cas.
En dehors de ces situations, le forfait est dû. Y compris, et c’est le point que presque personne n’explique correctement, lorsque vous êtes en affection de longue durée.
C’est l’idée reçue la plus tenace sur le sujet, et on la trouve répétée jusque sur les sites de grands assureurs. Elle est fausse.
La reconnaissance d’une affection de longue durée exonérante supprime le ticket modérateur sur les soins liés à cette affection : vos consultations, vos examens et vos frais de séjour sont alors remboursés à 100 % de la base de la Sécurité sociale. Mais l’exonération s’arrête là. L’Assurance maladie indique expressément que restent à la charge de l’assuré, malgré l’ALD, le forfait hospitalier pour toute hospitalisation de plus d’une journée, les dépassements d’honoraires, la participation forfaitaire et les franchises médicales.
Concrètement, un patient en ALD hospitalisé trois semaines pour son affection recevra une facture de 483 € de forfait journalier, alors même que ses soins auront été couverts à 100 %. C’est précisément le trou que la complémentaire santé vient boucher.
La réponse est nettement plus favorable que pour la plupart des postes de santé : si votre contrat est un contrat responsable, la prise en charge du forfait journalier est obligatoire, et surtout sans limitation de durée. Cette obligation figure à l’article R. 871-2 du code de la sécurité sociale, et la quasi-totalité des contrats vendus en France sont responsables, parce que le statut conditionne un régime fiscal et social avantageux.
Autrement dit, sur ce poste précis, il n’y a ni plafond annuel, ni nombre de jours maximum à surveiller dans votre tableau de garanties. Un séjour de six mois est couvert comme un séjour de trois jours.
Une exception mérite d’être connue, car elle concerne des séjours souvent longs et coûteux : l’obligation ne vaut que pour le forfait journalier facturé par les établissements de santé. Celui facturé par les établissements médico-sociaux, comme les maisons d’accueil spécialisées ou les EHPAD, n’entre pas dans le socle obligatoire du contrat responsable. Sur ces séjours-là, tout dépend des garanties souscrites.
Si vous cherchez une couverture centrée sur ce risque plutôt qu’une complémentaire complète, notre comparatif des meilleures assurances hospitalisation seule détaille les garanties contrat par contrat.
Le même arrêté du 27 février 2026 a rehaussé un second montant, qui apparaît dans une situation différente : le forfait patient urgences, dû lorsque vous passez aux urgences sans être ensuite hospitalisé.
| Situation | Montant depuis le 1er mars 2026 |
|---|---|
| Forfait patient urgences | 23 € |
| Participation réduite, pour les assurés bénéficiant d’une exonération | 9,96 € |
| Complément forfait patient urgences | 13,04 € |
La règle est simple à retenir : un passage aux urgences suivi d’une hospitalisation déclenche le forfait journalier, un passage aux urgences sans hospitalisation déclenche le forfait patient urgences. Les deux ne se cumulent pas sur le même épisode.
Le montant journalier paraît modeste. C’est sa répétition qui pèse, d’autant qu’aucun plafond ne vient l’arrêter.
| Durée du séjour | Forfait journalier total |
|---|---|
| 3 jours en chirurgie | 69 € |
| 1 semaine | 161 € |
| 3 semaines | 483 € |
| 30 jours en psychiatrie | 510 € |
| 90 jours en psychiatrie | 1 530 € |
À ces sommes s’ajoutent, le cas échéant, la chambre particulière et les dépassements d’honoraires, qui relèvent eux aussi de votre seule complémentaire. C’est l’addition de ces trois postes, et non le forfait journalier seul, qui explique les restes à charge élevés après une hospitalisation.
En service de psychiatrie, où les séjours se comptent souvent en semaines, ce cumul devient le premier poste de dépense du patient : le détail figure sur notre page consacrée au remboursement de la psychiatrie, consultations et hospitalisation.
Le forfait journalier hospitalier s’élève à 23 € par jour en hôpital et en clinique, et à 17 € par jour en service de psychiatrie, depuis le 1er mars 2026. Ces montants sont fixés par l’arrêté du 27 février 2026 et remplacent les précédents, de 20 € et 15 €, en vigueur depuis 2018.
Non, jamais. Le forfait journalier hospitalier ne donne lieu à aucun remboursement de l’Assurance maladie, quel que soit le taux de prise en charge de votre hospitalisation. Seule une complémentaire santé peut le couvrir.
Il n’y en a aucune : forfait hospitalier est simplement l’appellation raccourcie du forfait journalier hospitalier. Les deux désignent la participation aux frais d’hébergement prévue à l’article L. 174-4 du code de la sécurité sociale. La confusion utile à lever concerne plutôt les frais de séjour, qui sont eux remboursés à 80 % par la Sécurité sociale.
Non. Une affection de longue durée exonérante supprime le ticket modérateur sur les soins liés à l’affection, mais l’Assurance maladie indique expressément que le forfait hospitalier reste à la charge du patient pour toute hospitalisation de plus d’une journée, au même titre que les dépassements d’honoraires et les franchises médicales.
Oui. Le forfait journalier hospitalier est dû pour chaque journée passée dans l’établissement, jour de sortie inclus. Un séjour du lundi au jeudi donne donc lieu à quatre forfaits, soit 92 €.
Oui si votre contrat est responsable, ce qui est le cas de la quasi-totalité des contrats vendus en France. L’article R. 871-2 du code de la sécurité sociale impose alors la prise en charge du forfait journalier sans limitation de durée. L’obligation ne couvre toutefois pas le forfait facturé par les établissements médico-sociaux, comme les EHPAD ou les maisons d’accueil spécialisées.
Non. Le forfait journalier hospitalier ne s’applique qu’aux hospitalisations de plus de vingt-quatre heures. Une intervention en ambulatoire, dont le patient ressort le jour même, n’en génère aucun.
En service de psychiatrie, le forfait journalier est de 17 € par jour depuis le 1er mars 2026. Un séjour de trente jours représente donc 510 €, et un séjour de quatre-vingt-dix jours 1 530 €, sans plafond applicable.

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