Quotité d'assurance emprunteur : comment la choisir à deux
- Par Jaafar Wahid
- août 14, 2026
- Note de 4,7/5 sur Trustpilot
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Réponse directe : la quotité est la part du capital couverte pour chaque assuré. Le total doit atteindre au moins 100 % et ne peut pas dépasser 200 %. Un emprunteur seul est donc couvert à 100 %. À deux, une répartition 50 % / 50 % ne rembourse que la moitié du capital restant dû au décès de l’un : le survivant continue de payer l’autre moitié. À coût identique, une répartition calée sur les revenus protège mieux. Cette page donne la méthode de choix, l’effet sur le prix, le lien avec le questionnaire de santé et la façon de modifier sa quotité en cours de prêt.
La quotité est la part du capital emprunté couverte pour chaque assuré. Elle s’exprime en pourcentage et c’est elle qui détermine, le jour d’un sinistre, quelle fraction du capital restant dû l’assureur rembourse.
Deux règles encadrent son choix. D’une part, les banques exigent que le total atteigne au moins 100 %, faute de quoi une partie du prêt resterait à découvert. D’autre part, le total ne peut pas dépasser 200 % : au-delà, l’assurance rembourserait plus que le capital dû, ce que le principe indemnitaire interdit.
Entre ces deux bornes, tout est possible — et c’est là que se joue l’arbitrage entre le coût et la protection.
Il n’y a pas d’arbitrage possible. Un emprunteur unique est nécessairement couvert à 100 % : c’est la seule façon d’atteindre le total exigé. La seule variable qui vous reste est le choix du contrat lui-même — son TAEA, sa base de calcul et ses définitions de garanties.
| Répartition | Au décès de l’un des deux | Coût relatif |
|---|---|---|
| 50 % / 50 % total 100 % | La moitié du capital restant dû est remboursée. Le survivant continue de payer l’autre moitié, avec un seul revenu. | Le plus bas |
| 70 % / 30 % ou toute répartition asymétrique total 100 % | La part remboursée correspond à la quotité du défunt. Calée sur les revenus, elle protège davantage celui qui porte le remboursement. | Identique à 50/50 |
| 100 % / 100 % total 200 % | La totalité du capital restant dû est soldée, quel que soit celui des deux qui décède. | Le double |
Le bon réflexe n’est pas de partir du prix, mais de la question suivante : si l’un de nous disparaît, l’autre peut-il assumer seul l’échéance restante ? La réponse dicte la quotité.
À coût égal, une répartition asymétrique bien orientée vaut presque toujours mieux qu’un 50 % / 50 % automatique. C’est l’arbitrage le plus rentable de tout le contrat, et il ne coûte rien.
La cotisation est strictement proportionnelle à la quotité. Chaque assuré est d’abord tarifé sur son propre profil — âge, santé, statut fumeur, profession — puis sa cotisation est ramenée au pourcentage retenu, et les deux s’additionnent.
Conséquence pratique : passer d’un total de 200 % à un total de 100 % divise la facture par deux. C’est le levier d’économie le plus immédiat du contrat, et le seul qui se paie directement en protection. Les autres leviers — base de calcul, choix de l’assureur, retrait des options non exigées — sont à examiner avant celui-ci, parce qu’ils ne coûtent rien en couverture. Ils sont détaillés sur assurance emprunteur pas cher.
Un point souvent ignoré quand les deux profils sont très différents : rien n’oblige à souscrire un contrat unique à deux têtes. Deux contrats distincts, chez deux assureurs différents, sont parfaitement recevables — la banque contrôle l’équivalence des garanties, pas l’unicité de l’assureur.
Depuis la loi Lemoine, le questionnaire de santé disparaît quand deux conditions sont réunies : l’encours assuré ne dépasse pas 200 000 € par assuré, tous crédits immobiliers confondus, et le remboursement s’achève avant le 60e anniversaire.
Or le seuil s’apprécie par assuré, donc au prorata de la quotité. Un couple qui emprunte 400 000 € à 50 % / 50 % assure 200 000 € par tête : il reste sous le plafond. Le même couple à 100 % / 100 % assure 400 000 € par tête : le questionnaire redevient obligatoire pour les deux.
Oui, par le même mécanisme que tout changement de contrat : la substitution. Depuis la loi Lemoine, elle est possible à tout moment, sans préavis ni frais. Vous souscrivez un nouveau contrat avec la répartition souhaitée et vous le présentez à votre banque, qui dispose de dix jours ouvrés pour répondre.
Deux limites à connaître. D’abord, le total doit toujours atteindre 100 % : une baisse de quotité sur l’un impose une hausse sur l’autre. Ensuite, une modification implique une nouvelle tarification sur votre profil actuel — vous avez vieilli depuis la signature, et votre état de santé a pu changer. Un réajustement peut donc coûter plus cher que prévu.
Les situations qui justifient un réexamen : une séparation, un changement important dans l’équilibre des revenus, la naissance d’un enfant, ou l’arrivée d’un troisième co-emprunteur. La procédure complète est sur changer son assurance de prêt immobilier.
Le total doit atteindre au moins 100 %. À coût identique, une répartition calée sur les revenus — 70 % / 30 % par exemple, au bénéfice de celui qui gagne le plus — protège mieux qu’un 50 % / 50 % automatique. Le 100 % / 100 % coûte le double et solde entièrement le prêt au décès de l’un des deux.
Au décès de l’assuré, l’assureur rembourse la moitié du capital restant dû. Le survivant conserve l’autre moitié à rembourser, avec un revenu en moins. C’est le montage le moins cher et le plus exposé : vérifiez que le revenu du survivant couvre l’échéance résiduelle avant de le retenir.
Oui, jusqu’à 200 % au total en empruntant à deux, soit 100 % pour chacun. Au-delà, l’assurance rembourserait plus que le capital dû, ce qui n’est pas admis. Un emprunteur seul est donc plafonné à 100 %.
Oui, indirectement. Le seuil de 200 000 € au-delà duquel le questionnaire redevient obligatoire s’apprécie par assuré, donc au prorata de la quotité. Un couple empruntant 400 000 € à 50 % / 50 % assure 200 000 € par tête et reste sous le plafond ; à 100 % / 100 %, chacun assure 400 000 € et le questionnaire s’applique.
Oui, par substitution de contrat, possible à tout moment depuis la loi Lemoine. Deux réserves : le total doit toujours atteindre 100 %, et la nouvelle tarification se fait sur votre profil actuel — vous avez vieilli, et votre état de santé a pu changer.
Oui. La banque contrôle l’équivalence des garanties de chaque contrat au regard des critères listés sur sa fiche standardisée d’information, pas l’identité de l’assureur. Quand les deux profils sont très différents — âge, tabac, profession — deux contrats séparés reviennent souvent moins cher.

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